Honte au 2e quinquennat – Grande cause toujours

Le 14 juin 2022

Europe Écologie Les Verts condamne la nomination et la reconduction de Ministres qui ont été mis en cause dans des affaires d’agression sexuelle, ou qui ont publiquement apporté leur soutien à des hommes accusés ou condamnés pour de telles violences, ainsi que les propos d’Emmanuel Macron servant à justifier leur présence au gouvernement. 

Lors d’une visite à Gaillac le 9 juin, Emmanuel Macron a été interpellé par une femme lui demandant pourquoi il a nommé au gouvernement des hommes accusés de viol et de violences sur les femmes. Sa réponse reste dans sa ligne de la politique du “en même temps”, vain essai de camoufler un retour en arrière perpétuant la culture du viol et l’omerta très présente dans nos institutions et dans le milieu politique.

La composition du nouveau gouvernement est une insulte à toutes les femmes, aux victimes de violences de genre  comme aux associations de terrain qui les accompagnent chaque jour. Au lieu du milliard d’euros tous les ans, attendu depuis 5 ans, c’est un milliard de claques que prennent les défenseuses des droits des femmes. Comment nous réjouir lorsqu’en échange de la nomination de la deuxième femme Première Ministre de la 5e République, les sexistes et homophobes, adversaires de me too, sont confirmés aux postes de :

  • Ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, toujours pas écarté de ses fonctions malgré deux plaintes, Ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti , mis en examen pour conflit d’intérêt, a qualifié de “folasses [racontant] des conneries” les femmes qui prennent la parole ;
  • Ministre de la transformation publique, Stanislas Guérini, ayant soutenu un élu condamné pour violences conjugales ;
  • Ministre des Solidarités, Damien Abad, accusé par deux femmes de viol, dont un par soumission chimique. Connu pour être un « dragueur lourd “ avec des signalements faits auprès des dirigeants Les Républicains comme LREM/Renaissance.

Nous rappelons que pour débarrasser notre société du fléau de cette culture du viol, ce sont d’abord les personnes qui osent parler qu’il est urgent de prendre au sérieux, de protéger et de remettre au cœur de nos priorités, en évitant de récompenser les agresseurs. Nos représentants politiques, élus ou nommés, doivent être exemplaires. 

Eva Sas et Alain Coulombel, porte-paroles d’EELV
La commission féminisme EELV