Stocamine : un cadeau vraiment empoisonné pour l’Alsace et l’Europe.
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Samedi dernier, le « liquidateur » des Mines de potasse d’Alsace a déclaré  mettre fin aux opérations de déstockage qui lui avaient été confiées. Fier d’avoir déstocké 95% des déchets mercuriels, il entend laisser croupir avec l’aval du Préfet du Haut-Rhin et du ministre de l’écologie, dans le sous-sol alsacien plus de 41 000 tonnes de déchets toxiques avec le risque de pollution de la nappe phréatique que cela induit. Celle-ci est l’une des plus grandes d’Europe, s’étendant jusqu’à Mayence en Allemagne. L’arrêté préfectoral exigeait que soient également déstockés les 128 tonnes de déchets phytosanitaires, cela ne semble pas être le cas (tout juste « quelques dizaines de kilos » selon l’article paru dans l’Alsace).

Le dispositif de confinement envisagé pour sceller tous ces déchets dans la mine est au stade expérimental mais aussi et surtout excessivement onéreux et parfaitement illusoire. La configuration du site, en zone sismique et soumise aux affaissements miniers ainsi que les risques d’ennoyage des galeries, ne convient absolument pas au stockage de tels déchets.
   
Europe-Ecologie – Les Verts Alsace est fermement opposé à ces mesures arbitraires ! Le collectif Destocamine a initié une pétition en ligne déjà signée par plus de 20 000 personnes et que nous vous invitons à signer également. Cette pétition est adressée au président Macron, au ministre Nicolas Hulot et à monsieur De Rugy, président de l’assemblée nationale. Avec le collectif Destocamine, nous demandons depuis toujours le déstockage complet des déchets.
Nous vous invitons à rejoindre les différentes actions organisées par le collectif Déstocamine à Wittelsheim et ailleurs en Alsace. Nous espérons être nombreux.ses à manifester notre refus de cette situation inacceptable. Nous rappellons la nécessité que l’ensemble des polluants soient destockés et que nous sommes mobilisé.e.s plus que jamais contre ce cadeau empoisonné pour l’Alsace et l’Europe, qui est un témoignage de plus du mépris du gouvernement vis-à-vis de la santé de ses concitoyen.ne.s. malgré les nombreuses oppositions des élu.e.s, collectivités et citoyen.ne.s qui se sont exprimés lors de l’enquête publique.