L’Europe fait le choix du Glyphosate en sacrifiant la santé des citoyen.ne.s
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Europe Écologie – Les Verts Alsace condamne fermement le renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour cinq années voté par le Conseil européen.

Le Conseil européen et donc la majorité des Etats membres, vient de voter ce lundi 27 novembre la ré-autorisation du glyphosate pour 5 années supplémentaires.

Par cette décision l’Union européenne donne la priorité au monde de l’argent et des lobbies chimiques et agricoles plutôt qu’à la santé des citoyen.ne.s européen.ne.s, quand l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a classé le glyphosate comme cancérigène probable depuis mai 2015 et que ses effets nocifs sur l’environnement ont déjà été prouvés.

Les 9 pays dont la France qui avaient déjà dit non au cours d’un premier vote le 9 novembre ont maintenu leur position. Mais c’est le changement de cap de l’Allemagne d’Angela Merkel qui a été déterminant, elle s’était précédemment abstenue, mais son ministre de l’agriculture, Christian Schmidt a voté pour la ré-autorisation ce 27 novembre.

De plus qualité du travail et l’indépendance des autorités européennes de contrôle est largement remise en question. La Commission européenne pour défendre cette ré-autorisation en contradiction avec le vote du Parlement européen, s’est appuyée sur des rapports copiés/collés chez Monsanto.

Malgré la pression d’une partie des eurodéputé.e.s et des écologistes, ce vote est un très mauvais signal donné par les États européens. La santé des citoyen.ne.s et du monde vivant est reléguée derrière les intérêts économiques.

Alors que la secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire Brune Poirson a promis que la France sortirait du glyphosate avant 5 ans quel que soit le vote, le Ministre de l’agriculture Stéphane Travert, avec l’appui du Premier ministre Edouard Philippe vient de féliciter les Etats membres de l’UE pour avoir voté la ré-autorisation pour cinq ans de cet herbicide cancérogène.

Europe Ecologie – Les Verts Alsace demande au gouvernement une position claire sur ce dossier et appelle le gouvernement français à interdire rapidement le glyphosate en France.

Plus globalement, nous rappelons ici l’urgence de sortir du modèle productiviste agricole actuel. La ré-autorisation du glyphosate est l’arbre qui cache la forêt, de nombreux autres produits chimiques dangereux sont utilisés par l’agriculture française et européenne.

L’agriculture de demain doit se passer des pesticides et autres produits chimiques de synthèse, pour notre santé et celle de notre environnement.

Aussi, nous appelons le ministre de l’agriculture Stéphane Travert à changer de logiciel et à entamer son entrée dans le XXIème siècle. Il est urgent de mettre en œuvre une politique agricole qui assurera la transition de l’agriculture vers un système juste, équitable et protecteur du vivant et des humains.

La France doit maintenir son opposition au renouvellement de cinq ans et s’engager vers une sortie du glyphosate en accompagnant les agriculteurs et agricultrices, comme il s’y est engagé et ce, indépendamment du verdict de la Commission européenne.

Nous serons combatifs et combatives pour que la déclaration de la secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire Brune Poirson ne soit pas une promesse sans lendemain mais bien une assurance d’un monde plus sain pour tou.te.s les citoyen.ne.s.

Christelle Syllas et Mathieu Béchu-Diaz, porte-parole régionaux