LA LOI FRANÇAISE PERMET DE DETRUIRE LA NATURE, CHANGEONS LA LOI !
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Alors que la sixième extinction de biodiversité et la catastrophe climatique résonnent chaque jour un peu plus dans l’actualité, alors que la COP24 se tient en ce moment même en Pologne, la France persiste à construite des routes, comme le GCO, au mépris de la Nature et du Climat.

Au regard de la loi française, la destruction de la Nature est légitimée par des projets dits « d’intérêt public majeur », portés par un gouvernement uniquement rivé sur le taux de croissance.

Les tribunaux rappellent souvent, hélas, que les intérêts économiques court-termistes priment sur la protection de l’environnement. Les arguments exposés par les tribunaux précisent que l’impact d’un projet est minoré par la mise en place de mesures compensatoires, oubliant au passage tous les projets destructeurs de Nature dans le pays, GCO en tête.

D’après les chiffres mêmes du ministère de l’Environnement, les espaces agricoles et naturels perdent actuellement 236 hectares par jour, ce qui correspond à la superficie d’un département français moyen (610 000 hectares) tous les sept ans ! C’est colossal !

Quand l’État français aura-t-il compris que nous avons, toutes et tous, plus à perdre qu’à gagner à détruire la Nature ? Faut-t-il rappeler les services totalement gratuits qu’elle nous donne : l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, la nourriture que nous consommons. Or ces trois services écosystémiques, pourtant essentiels à notre survie, seront dégradés par le GCO !

Europe Écologie – Les Verts Alsace est au regret de constater que les lois de protection de la Nature française sont inopérantes car tout ce qui est protégé peut être détruit par des dérogations. Ainsi, lorsque la loi permet la destruction d’animaux et de végétaux malgré leur classement en espèces protégées, elle doit changer !

Europe Écologie – Les Verts Alsace appelle de ses vœux une réforme législative et un changement de paradigme. Ce qui doit être déclaré d’utilité publique majeure c’est la protection de l’environnement, pas les routes ! Ce qui doit être préservé c’est le climat et la biodiversité, pas les grands groupes du BTP ! Soyons nombreuses et nombreux en Alsace à faire entendre cette voix le 8 décembre à l’occasion de la journée mondiale pour le climat.

Cécile GERMAIN-ECUER et Mickaël KUGLER, co-secrétaires d’EELV Alsace