Contribution régionale à la refondation de l’écologie politique
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L’écologie politique est née de la volonté profonde de protéger notre environnement et d’agir sur la société pour le préserver. Cet engagement repose, d’un coté sur l’indignation face à un système qui exploite avec mépris les êtres vivants et la nature et, de l’autre, sur la conviction qu’ensemble nous pourrons faire évoluer fortement la société grâce à une gouvernance vertueuse, respectueuse de ses membres, de ses valeurs et de ses règles

L’écologie politique repose depuis sa création sur des fondements idéologiques essentiels que nous devons suivre : développement d’une société pacifiée, durable, vivant en harmonie avec son environnement, respectant et valorisant l’ensemble des individus qui la constituent, leur permettant de s’émanciper tout en leur garantissant la sauvegarde de leurs droits fondamentaux humains. 
Aujourd’hui, il s’agit de reconstruire un mouvement dispersé, dérouté par des messages confus et contradictoires. Certaines sorties médiatiques ou prises de décisions parfois hâtives et sans concertation ont abîmé l’image de notre mouvement, tout comme la course au pouvoir de certaines anciennes figures nationales a émoussé la confiance que nous avaient donné les citoyen.ne.s. Faute de débats politiques de fond, EELV semble être tombé dans des travers de politiques politiciennes, parfaitement illustrés par l‘absence de candidature à la présidentielle. Il est temps de retourner à nos fondamentaux qui ont construit l’écologie politique.
L‘écologie politique doit garder une certaine intransigeance dans l’exercice du pouvoir. Les alliances souvent dépendantes du Parti Socialiste, nous ont montré les limites. 
Entre les échos nationaux et médiatiques d’un possible ralliement aux ex-socialistes du M1717, aux écologistes d’En marche ou aux Insoumis, nous rappelons l’importance d’une écologie politique autonome et indépendante à reconstruire. 
Nous ne portons pas simplement l’écologie comme variable d’ajustement de notre programme : l’écologie est notre programme. L’existence de cette spécificité exige l’autonomie par rapport aux autres partis affirmant porter l’écologie sans pour autant la placer au centre de leurs décisions. 
La lutte contre le productivisme, les injustices sociales, le libéralisme et le capitalisme effréné est ce qui fait notre particularité, embrassons-la et cessons de jouer le jeu de celles et ceux qui voudraient nous asséner des vérités toutes faites sur la marche du monde. Proposons un modèle de société alternatif, mettant l’écologie et l’humain en son cœur.
Pour redorer l’image de l’écologie, nous voulons retrouver une certaine forme de radicalité qui ne s’accommode pas seulement de petites avancées, mais qui cherche des changements profonds qui permettront une évolution forte de notre pays. Cette radicalité, il ne suffira pas de la vivre, de la proposer il faudra aussi la transmettre. Nous devons porter un mouvement fier de ses idées, de son originalité et bien évidemment, de ses représentant.e.s.
Cette idéologie forte et autonome devrait être le cœur du mouvement de l’écologie politique, permettant de nous définir et de nous identifier.
Nous voyons le futur parti de l’écologie politique comme un centre de ressources pour toutes celles et ceux qui souhaiteraient agir pour un monde plus juste. Nous l’imaginons aussi surtout comme une fédération de partis régionaux capable de faire remonter les problèmes locaux et de leur donner une caisse de résonance au niveau national et européen. Enfin, nous souhaitons y associer localement toutes les personnes et organisations de bonne volonté, loin des accords nationaux trop souvent déconnectés des réalités de terrain.
La flamme de l’écologie politique sera ravivée à condition de tenir fermement les engagements pris auprès des citoyen.ne.s, avec elles et eux. Nous avons confiance en l’avenir collectif et mettrons toutes nos forces en mouvement aux cotés du national pour que cette refondation de l’écologie politique soit un succès. 
Cécile Germain-Écuer
Michaël Kugler
Mélanie Goerke
Mathieu Béchu Diaz
Christelle Syllas
Alexandre Gonçalves
Philippe Aullen
membres du Bureau Exécutif Régional